Assistant médical mutualisé : quels changements pour les cabinets de médecine générale ?

Assistant médical mutualisé : quels changements pour les cabinets de médecine générale ?

Depuis 2019, l’Assurance Maladie accompagne les médecins qui souhaitent recruter un assistant médical grâce à un dispositif d’aide financière dédié.

L’objectif est simple : permettre aux praticiens de consacrer davantage de temps à leurs patients en s’appuyant sur un professionnel formé pour les accompagner dans certaines missions administratives, organisationnelles et d’appui à la consultation.

Aujourd’hui, une nouvelle évolution du dispositif se dessine. Elle pourrait permettre à des médecins généralistes exerçant au sein d’une même structure de mutualiser l’emploi d’un assistant médical dans le cadre d’un contrat collectif.

Cette mesure offrirait davantage de souplesse aux cabinets tout en conservant l’ambition initiale du dispositif : libérer du temps médical et améliorer l’accès aux soins.

Quelles seront les conditions d’éligibilité au contrat collectif ?

Pour bénéficier du contrat collectif, plusieurs conditions devront être réunies.

Le dispositif sera réservé aux médecins généralistes exerçant au sein d’une SCM, d’une SCP ou d’une SISA. Au minimum deux médecins associés devront adhérer au contrat collectif. Les collaborateurs ne seront pas éligibles.

Les médecins devront également :

  • être rattachés à la même caisse d’Assurance Maladie ;
  • remplir individuellement les conditions d’éligibilité prévues par le dispositif ;
  • justifier d’une patientèle moyenne de 775 patients par médecin adhérent (des modalités spécifiques sont prévues pour les nouveaux installés).

Par ailleurs, un médecin ne pourra pas cumuler un contrat individuel et un contrat collectif. Le dispositif sera également limité à un contrat collectif par structure.

Ces nouvelles modalités ont pour objectif de faciliter l’organisation des cabinets de groupe tout en maintenant les principes du dispositif d’aide à l’embauche des assistants médicaux.

Vers une mutualisation du dispositif

Jusqu’à présent, le fonctionnement reposait principalement sur une logique individuelle : un médecin recrutait un assistant médical et bénéficiait directement de l’aide correspondante.

La nouvelle organisation envisagée permettrait à plusieurs médecins généralistes exerçant dans une même structure de partager un assistant médical dans le cadre d’un contrat collectif.

Cette évolution répond aux nouvelles formes d’exercice de la médecine de ville. De plus en plus de praticiens travaillent aujourd’hui en cabinet de groupe, en maison de santé ou dans des structures coordonnées. Ils recherchent donc des solutions adaptées à une organisation collective.

La mutualisation pourrait ainsi apporter davantage de flexibilité dans la gestion des équipes et dans la répartition des missions de l’assistant médical.

Pourquoi recruter un assistant médical ?

Au quotidien, l’assistant médical participe au bon fonctionnement du cabinet.

Ses missions peuvent notamment concerner :

  • l’accueil et l’accompagnement des patients ;
  • la préparation de la consultation ;
  • la gestion de certaines tâches administratives ;
  • le suivi du parcours de soins ;
  • la coordination avec les différents interlocuteurs du cabinet.

Grâce à cet accompagnement, le médecin peut consacrer davantage de temps à son activité clinique et au suivi de ses patients.

Par ailleurs, une meilleure organisation du cabinet contribue à fluidifier les parcours de soins et à améliorer l’expérience des patients.

Une réponse aux enjeux d’accès aux soins

Le développement des assistants médicaux s’inscrit dans un contexte où les besoins de santé continuent d’augmenter.

Les médecins généralistes doivent aujourd’hui répondre à une demande croissante tout en faisant face à des contraintes organisationnelles importantes.

Dans ce contexte, les assistants médicaux apportent une réponse concrète. Ils permettent d’optimiser le temps médical disponible, de renforcer l’organisation des cabinets et de faciliter la prise en charge des patients.

L’évolution du dispositif d’aide CPAM confirme ainsi la place stratégique occupée par ces professionnels au sein des cabinets de médecine générale.

Se former au métier d’assistant médical

Face au développement du métier, les besoins en professionnels qualifiés continuent de progresser.

Depuis 2021, l’École CHEM Santé forme les futurs assistants médicaux grâce au CQP Assistant Médical. Cette formation certifiante en alternance permet d’acquérir les compétences nécessaires pour accompagner les médecins généralistes au quotidien et répondre aux attentes des cabinets médicaux.

Durant la formation, les apprenants alternent entre la formation et la pratique en cabinet médical. Ils développent ainsi des compétences directement opérationnelles et contribuent à l’amélioration de l’organisation des soins de proximité.

Avec l’évolution du dispositif d’aide CPAM et le développement de nouvelles formes d’exercice collectif, le métier d’assistant médical devrait continuer à jouer un rôle majeur dans les années à venir.

Pourquoi le CHEM Santé

Qualité du réseau de formateurs et d’experts : qualité scientifique et pédagogique
35 ans d’expérience, premier organisme associatif certifié DPC
Plus de 27 000 professionnels de santé formés ces 3 dernières années
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